Résumé

Collection Isaac de Camondo au musée du Louvre (1914)

Néanmoins, quand on voit dans une collection dont la partie principale est formée par les œuvres des peintres dits impressionnistes les noms de Corot, d'Eugène Delacroix, d'Ingres, de Millet, de Barye, de Daumier, de Puvis de Chavannes, de Jongkind, il est impossible de ne pas reconnaître que ce choix suppose une idée raisonnée de l'évolution historique et logique de l'art français au XIXe siècle, hors de l'académisme. L'intention d'ajouter à la beauté propre de chaque œuvre une valeur démonstrative est fort digne d'un musée.
Source : Gallica

Collection Isaac de Camondo au musée du Louvre (1914)

Il y a dans les œuvres de jeunesse de ceux qui sont prédestinés à être les peintres ou les poètes de la jeunesse un charme heureux que ne remplacent pas, plus tard, l'expérience, la réflexion et la volonté. Je crois que M. de Camondo n'a pas aimé M. Renoir spontanément et passionnément comme il a aimé Manet, M. Degas et M. Monet. On dirait que, s'apercevant tout à coup d'une lacune regrettable, il a cédé à une nécessité logique plutôt qu'à un penchant personnel en ajoutant à sa collection trois signatures de M. Renoir.
Source : Gallica

Collection Isaac de Camondo au musée du Louvre (1914)

Sur notre éternel et vain désir de léguer à l'indifférent avenir l'image durable de notre personne, La Tour a édifié une œuvre d'historien et de moraliste qui fait pènser aux Caractères de La Bruyère ou aux Mémoires de Saint-Simon. Watteau, qui dans les deux parties de son art, la couleur et le dessin, s'égale aux plus illustres de la peinture, fut un grand peintre dans de petits sujets : ses Fêles galantes, où la fantaisie se mêle subtilement à la vérité, expriment toute la poésie d'un siècle qui n'a guère connu le lyrisme.
Source : Gallica

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