Berthe Morisot

Définition et enjeux

Portrait de Jacques-Émile Blanche Jacques-Émile Blanche Propos de peintre, deuxième série…

Je rencontrai bien souvent ensuite mademoiselle Berthe à la villa Fodor, où je jouais soi-disant, mais désirais surtout voir votre mère, car les pinceaux et les couleurs m'attiraient déjà plus que les parties de volant ou de crocket. Elle fit devant moi un charmant portrait de mademoiselle Marguerite, en robe rose pâle; toute la toile -77-était pâle; Berthe Morisot était déjà elle-même, supprimait de la nature les ombres et les demi-teintes. La jeune demoiselle, «plantée comme un piquet», disait-on, avait l'air, sur son sofa, d'une poupée Huret
Source : Gutenberg

Armand Fourreau Berthe Morisot (1925)

Berthe avait alors vingt-trois ans et Edma vingt-cinq.
ainsi une paternité qu'il ne se croyait pas le droit de répudier.
Il faut des années, ajoutait-il, pour prendre son individualité et pouvoir à son tour devenir père (ou mère) de quelqu'un. L'avenir est dans tout cela, dit M. Busson ; le reproche de reflet de Corot dans le peu qu'il a de juste n'est qu'honorable pour elles. Le « Désert » l'impressionne, puis le grand « Dessous de forêt », puis la petite « Femme couchée », au fait toutes ; il les prend, reprend et finit par ne plus savoir celle qu'il aime le mieux
Source : Gallica

Armand Fourreau Berthe Morisot (1925)

Voici un fragment d'une lettre que Berthe écrivait alors à sa sœur Edma et que je cite car il la montre, en dépit de toutes les vicissitudes, inébranlablement adonnée à son art : « Je voudrais travailler, j'ai cherché à faire une aquarelle d'après nature : impossible, je me sens
comme un enfant qui n'aurait jamais rien fait ; ce pays est magnifique, même exceptionnel, mais il me semble toujours que les marines sont plus compréhensibles. Encore une raison de plus pour aller à Cherbourg. »
Source : Gallica

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