A. Achard

Élements biographiques

Portrait de A. Achard A. Achard Thérèse, Souvenir d’Allemagne

Tout en parlant, Gérard avait conduit Thérèse vers le tombeau de sa mère. Il la fit asseoir sur un coin du marbre, et lui prenant la main :
— Non, elles ne sont pas parties, dit-il ; celles que vous avez aimées sont là... elles sont mortes.
— Mortes ! ajouta Thérèse, mortes !...
Elle couvrit son visage de ses deux mains, comme pour ne pas voir la lumière qui se faisait autour d’elle ; elle se mit à pleurer ; on aurait dit que son cœur éclatait.
Mais Gérard, écartant ses mains, lui fit lire sous les feuilles du lierre le nom de Mme van B...
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Portrait de A. Achard A. Achard L’Eau qui dort (1876)

Il a péché, il pèche, il péchera !
— Amen, répondit madame de Sarens.
M. de Sombreuse était ému sincèrement et le laissait voir ; s'il riait du coin des lèvres, une tristesse noire remplissait ses yeux.
— Ce n'est pas tout que de la désirer, cette sottise qui vous étonne, reprit-il ; encore faut-il pouvoir mettre son cœur à l'unisson de son envie.
Sabine, qui jouait avec son éventail, se mit à rire.
— Je vois ce qui vous embarrasse, poursuivit-elle, un homme qui a le culte de la fidélité ne veut pas laisser croire qu'il peut changer comme un simple mortel.
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Portrait de A. Achard A. Achard Thérèse, Souvenir d’Allemagne

Thérèse resta quelques minutes silencieuse, la tête dans ses mains ; Gérard n’osait la tirer de sa rêverie. Il se pencha vers elle tout ému et posa ses lèvres sur ses cheveux.
— Vous êtes bon ! dit-elle en relevant son front candide. Je vois bien que tout ce que je vous dis là vous fait de la peine ; mais ne craignez rien, mon ami, je vous aime de tout mon cœur.
— Moi aussi, je vous aime ! répondit Gérard.
Thérèse secoua la tête tristement.
— Oh ! ce n’est pas la même chose !... Il n’y a rien dans votre cœur qui ressemble à ce qu’il y a dans le mien.
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