Rosanna Leprohon,
Antoinette de Mirecourt
“ Un long silence, interrompu seulement par les sanglots d’Antoinette, suivit ces sinistres paroles. — Écoute-moi, enfant, reprit le mourant ; approche-toi plus près, car j’ai à te faire un aveu que jamais je n’aurais adressé à un être humain : ta douce patience a fini par me toucher, et, avant de quitter la terre pour toujours, j’ai à te demander pardon pour tout ce que je t’ai fait souffrir, pour toutes mes cruautés et mes injustices envers toi. Oh ! accorde-le moi. — De tout mon cœur, dit-elle d’un accent touché et en appliquant ses lèvres sur son front recouvert déjà des ombres de la mort. ”

