Rosanna Leprohon,
Antoinette de Mirecourt
“ Que madame d’Aulnay seule s’en retourne dans cette vie agitée de la ville, dans le tumulte de laquelle tu as déjà perdu ta fraîcheur, tes sourires, ta gaieté, et la paix de ton âme. — Cela ne se peut pas ! dit Antoinette en se levant fiévreuse. Hélas ! je dois y aller. — Qu’il en soit comme tu le désires, et puisse Dieu guider tes pas ! Encore un mot, ma petite Antoinette, encore un mot de l’amie éprouvée qui a appris à ta bouche à bégayer le nom de notre Père céleste. Pourquoi as-tu abandonné la pratique et les devoirs de notre religion à laquelle jusqu’ici tu avais été si fidèle ? ”
