A. Achard,
Thérèse, Souvenir d’Allemagne
“ On voyait son ombre passer devant les rideaux blancs ; une fois son visage se colla contre la vitre et y resta longtemps. Gérard, caché dans la nuit, la regardait. Que faisait-elle à cette heure dans cette solitude ? Y demandait-elle des conseils aux souvenirs qui l’habitaient ? Le lendemain, Gérard arriva chez Thérèse à l’heure accoutumée. Il la trouva dans le salon, et toute en noir, avec Mme de Lubner. Il n’y avait plus ni robe blanche, ni rubans bleus. L’expression de son visage était changée. Thérèse était comme transfigurée. Gérard ne reconnaissait ni son sourire, ni son regard. ”
