Résumé

Émile Agnel Thérèse, nouvelle, par Émile Agnel (1859)

La seule vérité, duc, excite ta rage; Mais je suis tout à toi, partout, quand tu voudras.
— Arthur, l'honneur n'est pas ce que tu m'apprendras, Mais il s'agit, messieurs, encor moins d'une injure Que de venger un crime et punir un parjure. Le coupable qui lève un front audacieux, Il est à cette table assis devant vos yeux. C'est Arthur, oui, c'est lui, l'indigne auteur du crime Dont Thérèse est, hélas ! l'innocente victime.
Source : Gallica

Émile Agnel Thérèse, nouvelle, par Émile Agnel (1859)

Trois mois se sont passés depuis l'affreux moment Où Thérèse a quitté son riche appartement. Voulant tenir pour tous sa demeure secrète, Dans un quartier désert elle a pris pour retraite Une mansarde... et là, seule, sans feu, sans pain, Depuis deux jours en proie aux horreurs de la faim, Morne dans sa douleur, la malheureuse mère Allaite son enfant, pâli par la misère ; Le pressant sur son coeur, elle semble épuiser Son amour maternel dans un dernier baiser. La fièvre la dévore et court de veine en veine ; De ses jours on dirait que la mort rompt la chaîne.
Source : Gallica

Émile Agnel Thérèse, nouvelle, par Émile Agnel (1859)

Hélas ! la pauvre femme, Emportant son enfant, a fui loin de l'infâme Qui veut la condamner au plus lâche abandon ; Qui veut qu'elle commette un crime sans pardon ; Qui veut, poussant l'oubli jusques à la contrainte, Qu'une mère confie à la charité sainte Le soin de l'innocent allaité par son sein. Jamais !... Lucy déjoue un criminel dessein : Celle qui porte un coeur et de femme et de mère Saura jusques au fond vider la coupe amère. Sous le poids des douleurs suffoquant, étouffant, Elle ira mendier pour nourrir son enfant.
Source : Gallica

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