Résumé

Pierre Crouzet Éloge funèbre de Jn.-Fois. Lefebvre de Corbiniere… (1803)

Plus vainement encore l'avarice et la perfidie , qui le redoutaient pour adversaire, eussent tenté d'acheter ses talens ou du moins-son silence. La sévérité de ses principes , et l'opinion dont il s'était environné, formaient autour de sa personne une barrière inaccessible à la mauvaise-foi. Jamais aucune espèce de séduction n'entra dans son ame ; jamais l'espoir d'un triomphe injuste ne souilla sa pensée. Lefebvre monta toujours sur le tribunal de sa conscience avant de s'avancer devant celui des magistrats.
Source : Gallica

Pierre Crouzet Éloge funèbre de Jn.-Fois. Lefebvre de Corbiniere… (1803)

Les enfans ont un merveilleux instinct qui ne les trompe jamais sur les sentimens qu'on a pour eux. Qu'ils connaissaient bien le coeur aimant de'leur administrateur ! dès qu'il arrive, un doux murmure se fait entendre dans les momens même consacrés au silence; dès qu'on le voit, tous les coeurs se dilatent, tous les visages s'épanouissent ; on accourt sur son passage , on le considère avec attendrissement. Tous se disputent l'avantage d'être appercus d'un si bon père
Source : Gallica

Pierre Crouzet Éloge funèbre de Jn.-Fois. Lefebvre de Corbiniere… (1803)

Mais tandis que je m'efforce de raffermir le coeur de sa languissante épouse , pourquoi ne puis-je me consoler moimême ? pourquoi tant d'ames fortes sont-elles si vivement ébranlées ? Ah ! c'est qu'il est des pertes que le coeur ne répare jamais. Les grands talens s'éteignent, les hommes de génie disparaissent, sans laisser après eux cette profonde impression de douleur, parce que leur perte appartient plutôt à la raison qu'au sentiment. C'est la froide admiration qui les accompagne au tombeau; mais c'est la tendre amitié qui suit en pleurs les funérailles de l'homme sensible.
Source : Gallica

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