Armand Fourreau

Résumé

Armand Fourreau Berthe Morisot (1925)

Pendant les trois étés de 1881, 1882 et 1883 qu'elle passa à Bougival où son mari avait loué, 4, rue de la Princesse, une maison entourée d'un délicieux jardin, elle chanta sur la toile avec les accents du plus ardent lyrisme le doux éclat
de la lumière de l'Ile-de-France, à l'endroit même où étaient en train de se livrer les combats fameux du ton local avec les lueurs vibrantes de l'atmosphère et de s'opérer dans la peinture impressionniste, sous l'action changeante de la clarté solaire, les plus audacieuses et les plus imprévues métamorphoses de la couleur.
Source : Gallica

Armand Fourreau Berthe Morisot (1925)

Voyez avec quelle pénétrante observation, quelle vivacité d'interprétation et quelle maîtrise de réalisation l'artiste a fixé la vie, comme elle a su modeler et faire vibrer dans la lumière ce jeune visage aux yeux qui flambent, l'encadrer gracieusement entre les bras qui cherchent à nouer la chevelure et découvrir, dans ce geste familier quotidiennement répète, quelque chose de nouveau qui est le rythme linéaire serpentin si discrètement indiqué du bout de son pinceau le long du bras du modèle.
Source : Gallica

Armand Fourreau Berthe Morisot (1925)

Le modelé du visage ne manque pas de fermeté, mais une large partie du fond présente une teinte plate, grise, uniforme et froide, quelque peu agressive constituant avec la masse trop noire de la toilette une opposition si violente qu'elle nuit à leur accord tout en affaiblissant la force de la figure qui paraît, à cause de ce dur contraste, plutôt éclairée par une morne clarté que vivifiée par la vraie lumière. Il me semble voir encore dans cette œuvre comme une réminiscence ou plutôt un reflet, le second mais ce sera le dernier, de la palette attristée de Manet.
Source : Gallica

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