Jean-Baptiste Camille Sisley

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Sisley (1927)

Je n'ai connu Sisley que sur le tard de sa vie, Il était parfois des dîners mensuels des Impressionnistes, au Café Riche, où se rencontraient régulièrement Claude Monet, Camille Pissarro, Auguste Renoir, Gustave Caillebotte, le docteur de Bellio, Théodore Duret, Octave Mirbeau, Stephane Mallarmé. La santé de Sisley était déjà fragile en ces années 1890-94 où je fus admis au nombre des convives, et je ne fis qu'entrevoir l'artiste jusqu'au jour où il me demanda de faire le facile voyage de Moret, où il habitait.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Sisley (1927)

Sisley relève dès à présent de l'histoire de l'art. On le définira, comme tous les autres artistes, même les plus grands, mais il sera chez lui aux musées de l'avenir, avec un nom impossible à éluder, et des pages délicieuses, où les hommes qui ne sont pas encore nés trouveront à se réjouir et à s'émouvoir de l'une des plus fines sensibilités de notre temps.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Sisley (1927)

C'est tant mieux, et il ne faut voir ici aucune récrimination contre le sort : la lutte courageuse est nécessaire et vivifiante, l'artiste prend conscience de lui-même dans la défaite et dans la solitude. Sisley continua donc, et comme il n'était pas un peintre qui se satisfait d'une manière et s'en tient à une fabrication monotone, il quitta les toiles qui viennent d'être dites pour des recherches et des réalisations autres. Et cela, non par un brusque parti-pris, très tranquillement au contraire, par des transitions peu sensibles, dont il ne
s~aperçut guère lui-même.
Source : Gallica

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