Léopold Giraud

Résumé

Léopold Giraud L'homme fossile (1860)

Quelle humanité nous révèle ces vieux documents enfouis dans les profondeurs de notre globe, témoins de la vie aux époques primitives? Ces outils, ces armes, ces figures, ces symboles prouvent que l'homme antédiluvien était analogue à l'homme qui vit sous nos yeux. Les haches lui servaient à tailler le bois, à fabriquer les ustensiles de première nécessité; les flèches à atteindre l'animal dont la chair était sa nourriture. Une fois les besoins de l'existence assurés, l'homme a développé son goût naturel pour les arts d'imitation.
Source : Gallica

Léopold Giraud L'homme fossile (1860)

C'est un axiome bien connu que jamais vérité nouvelle n'a été révélée sans qu'une opposition immédiate ait surgi. Lorsqu'une découverte vient réduire à néant certaines opinions, détruire certains préjugés, on la repousse d'abord, on refuse même de la discuter tant on a peur d'être converti. Faut-il donc s'étonner que M. Boucher de Perthes ait lutté pendant vingt années avant de triompher, rencontrant presque toujours l'indifférence la plus irréfléchie, quelquefois même le sourire le plus dédaigneux?
Source : Gallica

Léopold Giraud L'homme fossile (1860)

Cependant, il ne faudrait pas croire que tous les silex qui font partie de la riche collection du savant M. Boucher de Perthes soient également bien travaillés; mais la question du bien réussi n'a pas la moindre importance. Ce qu'il importe de découvrir, c'est un travail humain, ta trace d'une main intelligente. Et alors, à ce point de vue, chaque éclat a sa valeur; tous les silex sont des objets d'étude. Ici on remarque une sorte de tranchant fait à petits éclats et arrondi en demi-cercle, indiquant à première vue l'intention de l'ouvrier.
Source : Gallica

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