Jacques Boucher de Perthes

Jacques Boucher de Perthes

Résumé

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes Antiquités celtiques et antédiluviennes… (1847-1864)

Quoi ! la matière sans vie, esprit ni science, aurait fait la vie, l'esprit, la science ! Cette pensée immense, Dieu, cette pensée régénératrice qui, rayon tombé du ciel, a, de la brute, fait un homme, cette sublime révélation d'un Dieu unique , créateur et modérateur des mondes, type de tout ce qui est beau et principe de tout ce qui a vie, ne serait, inspiration menteuse et désir stérile, que le cri d'impuissance d'un génie halluciné, qu'un appel à une force et à un bien qui n'existeraient pas ! Non, cela ne peut être; le néant n'est qu'un mot, un non-sens.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes Antiquités celtiques et antédiluviennes… (1847-1864)

Non, cela ne se peut ; et nous le répétons en pleine conviction: la vie du corps n'est qu'un incident de la vie réelle, une mise en scène de cette vie, un pas de ce mouvement vers le ciel, ou cette croissance qui est le but de tout être : petit ou grand, il n'en est pas un seul
qui ne veuille et n'espère être plus grand qu'il n'est. — Qu'est-ce que la vie, si ce n'est l'action? Et que devient l'action sans la liberté de vouloir et de faire, la liberté de conscience et de l'oeuvre, le choix entre le bon et le mauvais, le beau et le laid, le bien et le mal?
Source : Gallica

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes Antiquités celtiques et antédiluviennes… (1847-1864)

Tout commencement comporte une fin. L'action ou l'application de la vie commence donc, mais la vie ne commence pas. Quand elle sommeille, c'est l'âme, c'est ce souffle de Dieu qui repose. Le corps naît donc ; il commence comme toute oeuvre créée, qui n'est qu'un emprunt fait à l'élément commun et qui doit y retourner ; mais l'âme est incréable, parce qu'elle n'est pas un élément, qu'elle n'est pas prise à une chose pouvant se diviser et se partager entre plusieurs. L'âme, c'est l'individu ; un individu ne peut en devenir deux, ni deux en former un.
Source : Gallica

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