Gustave Geffroy

Gustave Geffroy

Résumé

Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Sisley

Le peintre quitte son paysage à l’automne, il le retrouve au printemps. Son Moret, son Loing, son pont, son moulin revivent dans la saison nouvelle. La jeunesse de la lumière transfigure la vieillesse des pierres. Au ciel, de légers cirrus voyagent, blancs comme le plumage des cygnes, et comme les cygnes se mouvant avec une majesté lente, sur le bleu profond du ciel semblable à un lac. L’eau de la rivière charrie, dirait-on, des pétales de roses, reflets tombés dans l’eau verte. Le courant est allègre et frémissant au contact des troncs grêles des arbres au feuillage vert tendre.
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Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Sisley (1927)

L'atmosphère est pure et fraîche, les masses des maisons et des arbres s'inscrivent nettes dans l'air pur, sans halo de brume ni de clarté solaire réverbérée. Le pont rustique de Moret déploie ses arches de chaque côté du moulin, en avant de maisons aux toits tutélaires, de constructions basses, villageoises, d'un bois touffu, des trois peupliers géants. Au ras de l'eau des roseaux qui se penchent. Un ciel calme, chargé de nimbes laiteux que pas un souffle ne pousse. La berge est verte, le pont et les maisons sont d'harmonie violette, plus près du rose que du bleu.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Sisley

Des personnages causent, font apercevoir la grandeur du paysage. Comme Boudin, Jongkind, Corot, Monet, l’artiste est de plus en plus un peintre de ciels, ciels vastes et tranquilles où palpite, de l’horizon bas au zénith, un feu doux et rose, nuancé de bleu tendre. Tout ce bonheur descend sur la terre. La plaine fertile est coupée de mols vallonnements. Les arbres fruitiers dressent leurs bouquets diaprés de couleurs. Les travailleurs de la terre, debout, appuyés sur leurs outils, sont minuscules au milieu de ces grandioses étendues.
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