Résumé

Gustave van de Woestijne (1931)

“ Par la fréquentation constante, par amour malgré tout, Gustave van de Woestijne a été amené non seulement à soulager leur misère, mais à soigner leurs maladies les plus sordides. Il en a été récompensé par le pathétique que, bien inconsciemment, ils ont su ajouter à son œuvre. Aucune douleur, aussi répugnante fut-elle, n'a été perdue pour lui. Il a pu voir les paysans dans toute leur laideur obtuse ou rusée toujours ; il a découvert en eux ce qu'ils possédaient en humanité ; bien souvent il les a élevés à son humanité propre : c'est une bonne action d'artiste plus encore que d'homme. ”
Source : Gallica

Gustave van de Woestijne (1931)

“ Mais cette ressemblance porte toujours la marque de l'humeur de l'artiste ; ce qu'il peint c'est sa propre attitude en face de son modèle. Son regard est aigu et sa première impression inéluctable. On remarque facilement le degré de sympathie qui le lie à ses modèles ; assez souvent de l'indifférence, de l'amitié parfois et deux ou trois fois une haine véritable. Quelques-unes de ses toiles ruissellent d'affection plus ou moins respectueuse, d'autres vont jusqu'au sarcasme. Portraits psychologiques donc, mais de la psychologie du peintre, bien plutôt que de celle du modèle. ”
Source : Gallica

Gustave van de Woestijne (1931)

“ La vie et tous ses avatars ont, au contraire, élargi un sentiment moins rituel désormais, je le veux bien, mais plus humain. Ne croyez pas, cependant, à du déchirement intérieur. Pensez plutôt à plus de profondeur, plus de ferveur et même plus d'ardeur. Ces toiles religieuses, libérées de dogmatisme étroit, quoique respectueuses toujours des prescriptions culturelles, vont prendre l'aspect de symboles vécus ; elles ne sont plus objets d'édification, elles deviennent pour lui-même soutien moral, consolation, refuge. ”
Source : Gallica

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