Résumé

Teniers : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

Il eut encore ce rare mérite d'avoir semé de la gaîté derrière lui et d'amuser, aujourd'hui comme autrefois, tous ceux qui contemplent son œuvre. Sa verve est de bon aloi, son rire franc; il est comique sans grossièreté ni bassesse; il peint les ridicules et les travers, il ne se plaît pas aux scènes de débauche. Téniers, grand peintre de petites gens, restera dans l'histoire comme le maître de la joie. Il est de ceux que les hommes, tant qu'ils auront le goût du rire, aimeront et admireront sans réserve. C'est dire qu'il est assuré de l'immortalité.
Source : Gallica

Teniers : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

Il avait un penchant très marqué pour la taverne, et ses longues stations au cabaret n'avaient pas toujours pour excuse l'étude des fumeurs et des buveurs qu'il peignait de si magistrale façon. Comme son maître, Franz Hals était un
ivrogne de génie : il possédait une facture large, ferme, un dessin vigoureux, une couleur brillante et sincère, posée par touches nettes et vigoureuses.
A partir de ce moment, la manière de Téniers se transforme : elle devient plus libre, moins laborieuse; son coloris, jusque-là un peu terne comme celui de son père, prend de l'éclat et de la légèreté.
Source : Gallica

Teniers : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

A la vue de ce mendiant qui sur la toile ne réclame plus la pitié mais l'admiration, le riche amateur fait à l'artiste l'aumône de l'enthousiasme en pièces d'or et s'empresse d'emporter la copie, pendant que Téniers fait à son tour dîner l'original et paye magnifiquement les deux repas à l'hôtelier stupéfait. Cette existence vagabonde et hasardeuse dure peu. La faveur s'attache vite à ce monde amusant et pittoresque de buveurs et de fumeurs représentés sous une forme spirituelle.
On fait mieux que d'admirer sa peinture, on l'achète.
Source : Gallica

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