Résumé

Portrait de Victor Cherbuliez Victor Cherbuliez Le Salon de 1876. — I. — Les impressionnistes…

Nous ne pouvons en vouloir au jury d’avoir fermé la porte du Salon à l’herbe rose et aux arbres rouges. Le public qui se presse au Palais de l’Industrie aime à prendre ses plaisirs au sérieux, et malgré le proverbe qui prétend que plus on est de fous, plus on rit, s’il désire qu’on l’amuse, il exige qu’on le respecte ou qu’on en fasse semblant.
Ce qu’il y a de neuf dans l’impressionnisme est faux, ce qu’il y a de vrai n’est pas neuf.
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Portrait de Victor Cherbuliez Victor Cherbuliez Le Salon de 1876. — I. — Les impressionnistes…

Il ne comprendra jamais qu’une esquisse soit plus intéressante qu’un tableau. Qu’y a-t-il dans un tableau ? Ce qu’on y a mis ; vous voyez dans une esquisse tout ce qui n’y est pas et qu’on y pourrait mettre. La peinture intransigeante consiste à faire des tableaux qui ne sont que des esquisses, et des esquisses qui ne sont que des croquis, et des croquis si informes, si confus, qu’il faut les regarder de très près et très longtemps avant de savoir ce qu’ils représentent. Qu’a voulu faire l’artiste ?
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Portrait de Victor Cherbuliez Victor Cherbuliez Le Salon de 1876. — I. — Les impressionnistes…

Le panneau peint de M. Puvis de Chavannes est le chef-d’œuvre de l’art abstème ; sa peinture est une peinture macérée et mortifiée, qui prêche la continence, qui nous apprend à nous détacher de nous-mêmes et du monde. Geneviève, patronne de Paris, est une grande sainte, et M. Puvis de Chavannes est un artiste d’une incontestable valeur. Toutefois nous trouverions plus de charme dans sa manière si nous y trouvions un peu moins de parti-pris. Ce n’est pas tout d’être naïf, il faut l’être naïvement, et il y a près de quatre cents ans que les derniers naïfs de la peinture sont morts.
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