Louis Gillet,
Trois variations sur Claude Monet
(1927)
“ M. Monet est tout entier dans ce chef-d'œuvre : et il lui a fallu toute une vie pour le méditer. Une peinture sans bords, une nappe liquide, une glace sans cadre. Tout ce qui est dessin, forme positive, horizon, disparaît. Sans les deux ou trois groupes de feuilles aquatiques semés sur ce miroir, rien n'indiquerait à quel fragment de l' étendue infinie on peut avoir affaire : nul autre jalon pour déterminer le point de vue et l'angle de la perspective. Pour animer cet espace neutre, l'artiste se limite strictement aux reflets, avec cette conséquence qu'on a un tableau renversé. ”
