Résumé

Portrait de Alfred Michiels Alfred Michiels Rubens et l'école d'Anvers, par Alfred Michiels… (1877)

Elles ne nous permettent, en aucune façon, d'exprimer les magnificences de la couleur. Par une opposition frappante et singulière, l'artiste a prodigué sur ce tableau les enchantements de sa palette. Jamais on n'a réuni plus d'éclat et de variété à une plus profonde et plus moelleuse harmonie. L'action est une affreuse image de la discorde; la facture, un prodige de finesse et de suavité. Le sujet révolte la conscience, la peinture n'a que des flatteries pour les yeux. Tous les chefs-d'œuvre connus auraient peine à soutenir la comparaison avec cette toile resplendissante et veloutée.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Michiels Alfred Michiels Rubens et l'école d'Anvers, par Alfred Michiels… (1877)

Une Minerve mal coiffée, sorte de campagnarde peu intelligente, un Agammenon trivial et féroce n'ajoutent pas au mérite de l'œuvre. Dans la Mort d'Achille, un raccourci fait paraître le héros si mal constitué qu'il n'a pas de ventre et presque pas de cuisses. L'expression dramatique de son visage contracté par la douleur, de ses bras étendus et crispés, la vigoureuse couleur qui brille dans les deux tableaux, qui s'harmonise dans le dernier, honorent, il est vrai, la palette anversoise. Mais c'était une offense au talent de Rubens que de lui attribuer ces productions inférieures.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Michiels Alfred Michiels Rubens et l'école d'Anvers, par Alfred Michiels… (1877)

Le peintre flamand, l'homme du Nord, a pu retrouver par la puissance de son génie, a su exprimer dans ce tableau toute la poésie des légendes grecques, tout le charme mystérieux des vieilles traditions héroïques. Cette fois, Rubens égale Homère. Aucun passage de l'Odyssée, choisi avec un goût délicat, n'éclipserait une page à la fois si attrayante et d'un si haut style. Elle nous fait vivre en imagination dans ces époques naïves, où les sentiments avaient toute leur fraîcheur, les passions toute leur force, où la routine, le calcul et la peur n'avaient pas amoindri, affadi l'existence humaine.
Source : Gallica

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