Ferdinand II d'Autriche

Définition et enjeux

Portrait de Firmin Roz Firmin Roz Revue des Deux Mondes

Par malheur, l’Autriche est pleine d’ambitions déçues. François-Ferdinand exploite tous les mécontentements. Chose étrange, d’ailleurs : il déteste vraiment l’Allemagne et son empereur. S’il était assez fort, il aimerait mieux le combattre. Mais comme ils sont là-bas assez forts, en fait, pour être inattaquables, il travaillera avec lui jusqu’à ce que cela lui apporte une guerre au cours de laquelle il puisse s’élever à la popularité.
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Portrait de Friedrich Ferdinand von Beust Friedrich Ferdinand von Beust Mémoires du comte Frédéric-Ferdinand de Beust… (1888)

Oui, malgré tout, je considère sans crainte l'avenir de l'Autriche, car nous possédons ce que je constatais avec douleur qui manque à la France, nous avons un empereur-roi, auquel nous sommes fidèlement attachés ; et quelque disjoints que nous soyons sous le rapport social, politique et des langues, nous nous rencontrons tous dans les mêmes sentiments à l'égard de notre souverain. En Autriche, il n'existe pas d'éléments révolutionnaires, et c'est ce à quoi les ennemis de l'Autriche doivent faire attention.
Source : Gallica

Portrait de Yves Guyot Yves Guyot Les causes et les conséquences de la guerre… (1916)

De l'Empire de Charles Quint, comprenant les Pays-Bas, l'Espagne, une partie de l'Italie et de l'Amérique, il ne resta rien. Ferdinand, au contraire, acheva de constituer l'Autriche.
L'Autriche n'a pas d'histoire par elle-même. Son duc a des rapports de tout genre avec la Hongrie, la Bohême et d'autres nationalités, sur lesquelles il étend ou cherche à étendre, à des titres divers, son pouvoir. Il est empereur élu, mais héréditaire dans la maison de Habsbourg ; et, comme tel, il est mêlé activement à l'histoire générale du monde.
Source : Gallica

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