Résumé

Théodore Lejeune Guide théorique et pratique de l'amateur de tableaux… (1863-1865)

A bien prendre, la peinture accepte volontiers les deux signes caractéristiques que je viens d'indiquer : celui de la main est le faire que chaque artiste a contracté dans sa touche et sa gamme de couleurs; celui de l'esprit est le talent du maître, c'est-à-dire sa façon de composer, ses airs de tête, la disposition des masses, finalement le dessin plus ou moins correct.
L'artiste se crée, en quelque sorte malgré lui, un moyen d'inventer, de concevoir, de rendre une chose, dans le seul but de refléter fidèlement la nature.
Source : Gallica

Théodore Lejeune Guide théorique et pratique de l'amateur de tableaux… (1863-1865)

Ce peintre de l'École flamande nous a laissé de belles imitations du Claude; il dut à la vivacité de son coloris et à la transparence de son feuillé sa merveilleuse aptitude à reproduire les ouvrages du grand maître. Heureusement pour les amateurs du Lorrain, ses tons n'ont pas l'harmonie mystérieuse de son modèle ; au lieu de ces teintes suaves dont les chaudes modifications sont passées l'une dans l'autre, sans trainées d'empâtement, on n'y voit qu'un mélange confus de jaune et de roux. Pour tout dire, en un mot, c'est de la couleur pétillante et non de la suavité.
Source : Gallica

Théodore Lejeune Guide théorique et pratique de l'amateur de tableaux… (1863-1865)

Les enseignements et l'étude mûrie des chefs-d'œuvre de ce prince de la grâce et du coloris, ont communiqué à ceux qui l'ont suivi la supériorité qu'il s'est acquise. Un goût des plus purs recommande l'École Lombarde; elle marche de pair avec les Écoles Vénitienne et Romaine; un savant dessin calqué sur la nature, un sentiment exact de la physionomie, un pinceau léger et moelleux, une touche sûre, des tons merveilleusement fondus, se rapprochant beaucoup du vrai lorsqu'ils ne sont pas mats ou qu'ils ne donnent pas dans le noir.
Source : Gallica

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