Résumé

René Ménard Le monde vu par les artistes : géographie artistique (1881)

La peinture est une langue comme la poésie : ce qui nous touche dans un récit d'Homère, ce n'est pas la mort d'Hector, succombant sous les coups d'Achille, c'est la manière dont le poète l'a racontée. Toutes les guerres et tous les sièges enfantent des maux analogues à ceux qui suivirent la prise de Troie, et si la douleur d'Andromaque nous arrache des larmes, c'est qu'Homère a trouvé, pour la décrire, des accents d'une merveilleuse inspiration. Il en est de même pour les émotions que nous éprouvons devant la nature
Source : Gallica

René Ménard Le monde vu par les artistes : géographie artistique (1881)

L'IRLANDE. — L'Irlande est la contrée des prairies toujours trempées par la pluie et toujours vertes, des lacs, des marais, des terres imbibées et surtout des tourbières. C'est- l'île verte par excellence, la verte Erin.
Malheureusement l'humidité qui y règne est nuisible à l'agriculture et la production de la terre n'est nullement en rapport avec son étendue.
Les Irlandais sont exaltés, extrêmes dans tout ce qu'ils font. Pleins de fougue dès qu'une chose les séduit, ils se lassent bientôt et l'indifférence la plus complète succède à l'enthousiasme de la première heure.
Source : Gallica

René Ménard Le monde vu par les artistes : géographie artistique (1881)

Si la plaine ne présente pas de grands accidents qui viennent arrêter le regard, elle laisse voir dans toute son étendue le grand dôme de l'atmosphère, avec ses jeux d'ombre et de lumière, ses nuages si variés dans leurs formes, ses teintes si merveilleusement dégradées. En outre, le moindre accident qui paraît sur la plaine, personnage ou animal, arbre, rocher ou maison, peut prendre au gré de l'artiste une importance considérable et lui venir en aide pour traduire l'impression qu'il a reçue.
Source : Gallica

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