Résumé

Portrait de Frédéric Mercey Frédéric Mercey La Peinture flamande et hollandaise

Comme Rigaud et Largillière, ils procèdent de Rubens ; mais leur coloris, quelquefois si séduisant, n’est que le reflet affaibli de l’éblouissante palette du grand peintre. Si la forme est peut-être moins matérielle, elle n’est pas plus vraie ; le contourné remplace la souplesse, et la ligne flamboie avec la même insolence. Chez les peintres de genre et de paysage, l’imitation est plus éloignée, il y a plus de caprice. Ils n’empruntent guère aux Flamands que des combinaisons d’effet, des artifices de couleur.
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Portrait de Frédéric Mercey Frédéric Mercey La Peinture flamande et hollandaise

De l’imitation de l’homme, l’école naturaliste des Flandres était passée à l’imitation de la nature vivante et animée qui l’entourait. Puis, l’horizon de l’art se rétrécissant et la réalité gagnant de plus en plus, on vit des peintres d’un admirable talent se condamner à reproduire certains détails que, du temps des maîtres idéalistes, on n’eût considérés que comme accessoires : des animaux morts, des étoffes, des vases, des fleurs, un insecte, une goutte de rosée, une bulle de savon.
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Bien d’autres encore, car ces artistes de seconde main sont nombreux, se résignent à doubler non-seulement les artistes supérieurs, mais des peintres d’un talent secondaire. On comprend tout ce qu’un pareil système a de funeste et de dégradant. Le peintre n’est plus qu’un copiste patient qui substitue la fidélité à l’invention, le parti pris au naturel ; l’art se transforme en un métier vulgaire, car l’art ne peut exister sans inspiration et sans originalité.
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