Résumé

Léon Dumont La Peinture contemporaine en Allemagne…

Le réalisme, quand il est brutal, quand il ne s’attache qu’à la simple reproduction des faits, et a pour règle, non la beauté, mais l’exactitude, quand il se renferme en un mot dans les limites d’une copie, n’est pas plus de l’art que le symbolisme ; il n’est à l’égard de la peinture que ce que l’histoire est à la poésie. Ce n’est pas cependant que nous voulions le proscrire d’une manière absolue. Malgré nos préférences pour l’idéalisme, nous devons reconnaître que la représentation du vrai est quelquefois utile et même agréable.
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Léon Dumont La Peinture contemporaine en Allemagne…

Il n’en est pas de même de l’autre côté du Rhin : tout ce qui n’est pas un pur produit de l’imagination est considéré comme du réalisme. Quand l’artiste trouve sur son chemin la beauté, le pittoresque, le sublime, s’il ne fait que les reproduire dans ses œuvres sans les avoir inventés, il ne cesse pas, si élevée que soit la matière, d’être réaliste, car cette rencontre de la beauté est chez lui purement accidentelle : elle vient de son modèle et non pas de son génie. Le réalisme français est surtout le choix d’un certain modèle ; le réalisme allemand est plutôt un procédé de composition.
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Léon Dumont La Peinture contemporaine en Allemagne…

Pour Raphaël, l’art était devenu le but principal ; la religion n’avait plus qu’une importance secondaire, et fournissait seulement au génie, avec des occasions de s’exercer, une matière qu’il élaborait et transformait suivant tous les caprices du goût. Ce qui avait fait la gloire de Raphaël aux yeux des critiques et des artistes devenait, dans la pensée du pieux Overbeck, une sorte de profanation. Le peintre allemand prit la résolution de soumettre à son tour l’art à la religion, et de ne s’adresser dans ses œuvres qu’à des sentimens qui fussent en harmonie complète avec l’esprit chrétien.
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