Résumé

P. Challemel-Lacour La Peinture monumentale en Allemagne…

On ne s’étonnera pas d’une pareille erreur dans l’œuvre d’un vieillard ; on aurait lieu de s’étonner davantage que cette œuvre témoigne encore d’une intelligence si robuste, et que l’artiste ait su renouveler par le sentiment un sujet si analogue à celui qu’il avait traité dans le Jugement dernier de l’église Saint-Louis. On dirait que la pensée du peintre s’est adoucie avec les années, et qu’enrichi par l’âge de tendresse en même temps que d’expérience il ne veut plus, en dépit des rigueurs de l’orthodoxie, montrer dans le jugement dernier que l’espoir assuré du salut de tous.
Source : Wikisource

P. Challemel-Lacour La Peinture monumentale en Allemagne…

A part toute superstition d’artiste, Rome et l’Italie, par les chefs-d’œuvre qui s’y trouvent rassemblés comme par la tradition qui s’y perpétue par l’air qu’on y respire, manquent rarement de développer dans quiconque en a reçu le germe l’amour et le sentiment de la beauté plastique ; on dirait que les splendeurs que la nature et le génie humain ont accumulées sur cette terre bénie y entretiennent comme un reste bienfaisant de paganisme qui épanouit le talent sous les rayons de tant de chefs-d’œuvre. Ce n’est pourtant pas en ce sens que le séjour d’Italie paraît avoir profité à Cornélius.
Source : Wikisource

P. Challemel-Lacour La Peinture monumentale en Allemagne…

Cornélius, qui n’était pas un génie simple, a eu par surcroît la mauvaise chance de naître dans un temps où l’Allemagne était travaillée par une profonde agitation intellectuelle, et bouleversée, renouvelée, si l’on veut, dans son esprit par des systèmes épanouis au feu de la révolution. En s’abandonnant à son essor spéculatif, en s’enfonçant dans la critique du passé le plus obscur, on se flattait d’avoir atteint le vrai sens de l’histoire, des destinées sociales et religieuses de l’humanité.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature