Charles Blanc

Charles Blanc

Résumé

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc Le cabinet de M. Thiers (1871)

L'art ne nous doit pas une réalité impossible : il nous doit l'esprit des choses. En imitant la figure humaine avec du marbre ou du bronze, en imitant le relief des corps sur une surface évidemment plane, le sculpteur et le peintre nous avertissent l'un et l'autre qu'ils n'ont pas voulu nous causer une illusion puérile, et qu'ils prétendent seulement nous offrir une image de la vie, et cela pour éveiller un sentiment ou un souvenir.
Source : Gallica

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc Le cabinet de M. Thiers (1871)

L'animation des chevaux n'est plus dans la gravure qu'une chaleur bestiale, et les combattants eux mêmes semblent engagés dans une mêlée où le tempérament, le sang et les viscères ont plus de part que l'âme et le courage.
C'est donc un morceau inappréciable que le dessin de M. Thiers, parce qu'il nous montre le génie de Léonard, non plus à travers une infidèle traduction, mais dans son aspect le plus intime et dans sa vérité irrécusable.
Source : Gallica

Portrait de Charles Blanc Charles Blanc Le cabinet de M. Thiers (1871)

Michel-Ange de la concevoir. L'idée de jeter la tête dans l'ombre en faisant avancer la visière du casque est une idée de peintre qui touche au sublime. La tête paraît plus méditative dans cette obscurité; les ombres de la mort s'étendent sur la partie la plus noble de la statue, le visage. Le bras droit saillant et la jambe gauche rentrée forment un contraste sans recherche qui ôte toute froideur à la figure. Elle est imprévue sans être affectée ; elle est immobile et silencieuse comme la tombe, mais elle vit encore, puisqu'elle pense.
Source : Gallica

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