Résumé

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche La Peinture de Portrait en France…

Et l’expression exquise du visage, la grâce de l’attitude, tout n’atteste-t-il pas chez le peintre une rare pénétration et une habileté singulière à choisir au moins la vérité ? Seulement, et c’est là ce qui caractérise le talent de Gérard à cette époque, le choix se fait sans hésitation ; la main est prompte et sûre, le pinceau soigneux, mais exempt de sécheresse. Nulle trace d’étude pénible, nul indice d’effort m de longues investigations. Le sentiment se traduit avec une aisance vraiment magistrale, et la délicatesse même des intentions semble résulter d’une inspiration spontanée.
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Seule, Mme Lebrun sait rester femme en faisant acte d’artiste. La grâce chez elle n’implique pas plus une idée de faiblesse que la fermeté de son pinceau ne dégénère en hardiesse malséante. Il semble qu’on sente partout une main délicate, guidée par une intelligence plus occupée du soin de plaire que de l’ambition de dominer. Jusqu’au jour où le talent de Gérard vint à se produire, Mme Lebrun (c’était justice) passait en France pour le meilleur peintre de portrait de l’époque.
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Perfectionner le vrai, soit par l’interprétation de la forme comme les statuaires grecs, comme Raphaël ou Léonard, soit par le coloris comme Corrège, tel est l’objet de l’art. Que de fois ne l’a-t-on pas dit ! En rêvant quelque chose de plus que cette conciliation entre ce qui est et ce que l’on pressent, en supprimant la vérité pour idéaliser en quelque sorte l’idéal même, le peintre de Psyché a enchéri sur une abstraction.
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