Gustave Planche,
Le Salon de 1857. — La Peinture
“ La peinture n’a guère d’autre souci que d’amuser, ou d’exciter la curiosité ; elle ne s’attribue aucune mission morale, et paraît oublier qu’elle doit s’adresser à l’intelligence en même temps qu’aux yeux, ou plutôt qu’elle ne doit parler aux yeux que pour parler à l’intelligence. Elle veut se faire réelle et se fait puérile ; elle sacrifie la pensée, le sentiment à la représentation des choses, et demeure sans action sur l’esprit de la foule. À Dieu ne plaise que je conseille à ceux qui tiennent le pinceau d’enfermer une leçon dans chacun de leurs ouvrages ! ”
