Résumé

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche La Peinture murale dans les Églises de Paris en 1856

Chacun aujourd’hui, à peine entré dans la carrière, veut conquérir une rapide célébrité. Dès qu’un peintre sait mettre une figure debout, il entend ne plus relever de personne; traduire avec son pinceau une pensée qu’il n’a pas conçue lui semble porter atteinte à sa dignité; il croirait déroger en peignant une scène qu’il n’a pas composée. Pour vaincre cette répugnance, pour introduire dans l’exécution des travaux le commandement et l’obéissance, l’histoire de la peinture serait d’un utile secours.
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Portrait de Gustave Planche Gustave Planche La Peinture murale dans les Églises de Paris en 1856

M. Leloir n’a pas su donner à saint Louis l’accent mystique et austère qui lui appartient. Un roi qui construit une église pour garder une épine de la couronne du Christ doit porter sur son front l’empreinte d’une foi profonde. Si son regard, si son attitude ne révèlent pas clairement la croyance qui gouverne toutes ses actions, ce n’est pas saint Louis que nous avons devant nous, c’est un personnage ordinaire, et l’action ne se comprend plus. M. Leloir me paraît se contenter de la précision des contours.
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Portrait de Gustave Planche Gustave Planche La Peinture murale dans les Églises de Paris en 1856

Formé à l’école de M. Ingres, il comprend toutes les conditions de la peinture religieuse, et ne sépare jamais l’élégance de la forme de la sincérité de l’expression. Il ne croit pas que l’harmonie des lignes puisse nuire à l’effet d’une scène chrétienne, et je me rallie volontiers à son opinion. Familiarisé de bonne heure avec les problèmes les plus difficiles que présente l’art du dessin, il n’essaie jamais de tourner un obstacle et aborde franchement le péril qui se présente. On sent, en regardant ses œuvres, qu’il aime son métier, et ne se contente pas d’un à-peu-près.
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