Charles Chéret

Définition et enjeux

Achille Segard Peintres d'aujourd'hui. [1] : les décorateurs (1900-1910)

Sans qu'on puisse le comparer avec les grands peintres ni avec les artistes dans l'œuvre desquels s'alimente la vie intellectuelle et morale des peuples, Chéret occupe dans notre art contemporain une place privilégiée. C'est un enchanteur, un créateur d'illusions heureuses. Il nous emporte dans le paradis chimérique de l'illusion et il nous y entraîne par des œuvres picturales — dénuées de toute littérature — par des qualités de coloris et de dessin qui ne visent pas au delà des limites que la nature a assignées à cet excellent artiste.
Source : Gallica

Grand palais Exposition-rétrospective de Jules Chéret… (1934)

L'adorateur de la lumière est devenu aveugle. La main dans la main de sa femme, atteinte, elle aussi, de cécité par une sorte de fatalité tragique, Jules Chéret s'est éteint l'année dernière à Nice. Pendant cinq ans, il a supporté son supplice avec une résignation stoïque; pas une plainte, pas un mot d'amertume, pas une récrimination, pas un mouvement de révolte contre la cruauté du destin. Il ne savait qu'aimer et ignorait la haine.
Source : Gallica

Grand palais Exposition-rétrospective de Jules Chéret… (1934)

Cet apprenti, perdu dans l'immense et insouciant Paris et auquel personne ne fait attention, c'est Jules Chéret.
Atavisme ancestral, influences familiales, direction du vieil ami prédestiné qui est la providence classique des jeunes prodiges? Rien de tout cela. Jules Chéret obligerait à croire la génération spontanée. Fils de braves ouvriers sans instruction dont le rêve ambitieux consistait à voir leur enfant commis de pharmacien, il est né artiste, comme
une sorte de phénomène venant au monde avec trois bras et un œil à la place du nombril.
Source : Gallica

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