George d’Avenel

Résumé

George d’Avenel Revue des Deux Mondes

Entre l’enveloppe extérieure de maçonnerie et sa doublure intérieure de plâtre, de peinture et de bois, entre cuir et chair pourrait-on dire, s’il s’agissait d’une personne vivante et non d’une chose inerte, se logent les nouveaux et multiples organes qui procurent à l’habitation la chaleur et la lumière, la force et la propreté. L’ensemble des fils, des tubes ou des canaux, de métal et de grandeur variés, qui apportent ces biens précieux de façon diverse et de loin souvent, forme au-dessous et comme à travers l’immeuble que l’on voit, une maison invisible, mystérieuse et pourtant animée.
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George d’Avenel Revue des Deux Mondes

Avec le tout elles fabriquent du bien-être pour la masse. Chaque fois qu’elles étendent leur domaine, la vie d’un grand nombre d’individus s’accroît d’une satisfaction nouvelle ; elles dorent la médiocrité et font pénétrer, jusque chez les petits, le pâle et illusoire, mais doux reflet de l’opulence. Ces vulgarisations sont l’œuvre de notre siècle ; elles lui feront grand honneur. Ni en tableaux, ni en statues, ni en palais ou en églises, nous n’avons surpassé nos devanciers. Aussi bien que nous ils ont su fouiller le bois, sculpter la pierre, ciseler le bronze.
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L’enchérissement des œuvres d’art n’a donc, croyons-nous, d’influence appréciable ni sur les artistes, ni par conséquent sur leurs ouvrages. Il y a toujours des amans désintéressés et des favoris un peu cupides de la beauté esthétique, chez qui l’amour du gain n’atténue pas le talent.
Quant aux mauvaises peintures, il en est fait aujourd’hui sans doute un moins grand nombre qu’autrefois par des ignorans naïfs, parce qu’il y a moins de naïfs et d’ignorans ; mais il en est fait beaucoup plus qu’autrefois par de faux novateurs, parce qu’il y a plus de vaniteux, enflés d’un mérite imaginaire.
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