Pierre Giffard,
Les grands bazars : Paris sous la Troisième République…
(1882)
“ Mais le plus curieux des flâneurs, celui dont la silhouette demanderait un Gavarni pour l'immortaliser, c'est le flâneur qui vient pour séduire les demoiselles de magasin. C'est un homme entre deux âges et plus souvent un vieux monsieur. Le soir, à la clarté des mille becs de gaz, il a remarqué de la rue les formes agréables d'une jeune fille qui arrangeait son étalage. Il a noté le rayon auquel appartient cette beauté. Il entre le lendemain dans le grand bazar. Il tourne autour du rayon et se décide enfin à y pénétrer quand il reconnaît que la personne en question n'est pas occupée. ”
