Résumé

Portrait de Pierre Giffard Pierre Giffard Les grands bazars : Paris sous la Troisième République… (1882)

Mais le plus curieux des flâneurs, celui dont la silhouette demanderait un Gavarni pour l'immortaliser, c'est le flâneur qui vient pour séduire les demoiselles de magasin.
C'est un homme entre deux âges et plus souvent un vieux monsieur.
Le soir, à la clarté des mille becs de gaz, il a remarqué de la rue les formes agréables d'une jeune fille qui arrangeait son étalage. Il a noté le rayon auquel appartient cette beauté. Il entre le lendemain dans le grand bazar. Il tourne autour du rayon et se décide enfin à y pénétrer quand il reconnaît que la personne en question n'est pas occupée.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Giffard Pierre Giffard Les grands bazars : Paris sous la Troisième République… (1882)

Je voudrais, moi, que là encore ce fussent des hommes. Pour servir la femme, pour l'amadouer, pour la conquérir, pour la tordre comme un linge humide et en exprimer - tout le jus, il faut des hommes. Plus vous avez d'hommes, plus il vient de femmes ; et la femme, quand elle est entre les mains des hommes, perd toute retenue.
Pour essayer un corset, elle demande une demoiselle, parce qu'il n'y a que des demoiselles aux corsets.
Si l'on décrétait demain que ce seront des hommes qui tiendront le corset, le chiffre de vente du rayon doublerait dans la journée.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Giffard Pierre Giffard Les grands bazars : Paris sous la Troisième République… (1882)

Il faut que tout le monde vive. Ce sont les pustules hideuses du grand bazar.
Chose incroyable, tous ces camelots sont de vrais camelots. Ils ne sont pas de la police, comme le public aime à le croire, ils vendent pour des sommes minimes des choses idiotes, mais ils les vendent et en tirent profit. On peut voir tous les jours, autour d'un grand bazar parisien, une vieille femme appelée parles congénères la grêlée, à cause de son horrible face, qui gagne entre dix et quinze francs par jour, avec son plan de Paris, ses jolis crayons et l'itinéraire des rues de la capitale.
Source : Gallica

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