Résumé

Grand palais Exposition-rétrospective de Jules Chéret… (1934)

L'adorateur de la lumière est devenu aveugle. La main dans la main de sa femme, atteinte, elle aussi, de cécité par une sorte de fatalité tragique, Jules Chéret s'est éteint l'année dernière à Nice. Pendant cinq ans, il a supporté son supplice avec une résignation stoïque; pas une plainte, pas un mot d'amertume, pas une récrimination, pas un mouvement de révolte contre la cruauté du destin. Il ne savait qu'aimer et ignorait la haine.
Source : Gallica

Grand palais Exposition-rétrospective de Jules Chéret… (1934)

Fragonard, Lancret, Watteau furent les éducateurs, les guides, les animateurs, les consolateurs, les amis de cet inconnu dont la pauvreté l'obligeait à partager dans sa mansarde, avec son frère, sculpteur, plein de personnalité et de talent, un lit si étroit que, nous a raconté M. Camille Mauclair, les occupants de cette misérable chambre couchaient à tour de rôle sur une paillasse par terre.
Comme tous les inovateurs, comme tous les indépendants, Jules Chéret eut à franchir lentement les dures et humiliantes étapes de la pauvreté avant de connaître le succès.
Source : Gallica

Grand palais Exposition-rétrospective de Jules Chéret… (1934)

Cet apprenti, perdu dans l'immense et insouciant Paris et auquel personne ne fait attention, c'est Jules Chéret.
Atavisme ancestral, influences familiales, direction du vieil ami prédestiné qui est la providence classique des jeunes prodiges? Rien de tout cela. Jules Chéret obligerait à croire la génération spontanée. Fils de braves ouvriers sans instruction dont le rêve ambitieux consistait à voir leur enfant commis de pharmacien, il est né artiste, comme
une sorte de phénomène venant au monde avec trois bras et un œil à la place du nombril.
Source : Gallica

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