Résumé

Jean Laran Daumier : lithographies, gravures sur bois… (1934)

Au moment où l'exposition la plus opportune réunit aux Tuileries les plus belles toiles de Daumier, il n'est pas nécessaire d'insister sur ce dernier point. Nul ne refusera à l'artiste la place à laquelle il a droit parmi les peintres. On nous permettra seulement de nous mettre en garde contre un des tours habituels du snobisme. Parce que ses peintures ont plus récemment attiré, et à juste titre, l'attention de ses admirateurs, il ne faudrait pas, désormais, n'accorder à son oeuvre en blanc et noir qu'une estime un peu condescendante.
Source : Gallica

Jean Laran Daumier : lithographies, gravures sur bois… (1934)

Désormais, les figures de Daumier auront autant de volume et de poids que les plus robustes statues de Barye.
C'en serait assez pour assurer sa gloire. Mais c'est seulement la base solide d'où il va prendre son élan. Le miracle qu'il poursuit, et qu'il atteint bientôt, c'est d'arriver à la même fermeté et à la même puissance par des moyens plus directs. Il ne s'agit de rien de moins que d'inventer une langue nouvelle.
Les contemporains ne s'y sont pas trompés. Le parallèle célèbre de Baudelaire entre Ingres et Daumier a dû être un thème courant dans les ateliers.
Source : Gallica

Jean Laran Daumier : lithographies, gravures sur bois… (1934)

Et surtout, dans ces premières épreuves, tirées avec un soin particulier, pour l'artiste et ses amis, sur d'admirables vélins, blancs ou légèrement rosés, on aura vraiment la pierre dans sa fleur, avec toute sa force et toute sa délicatesse.
Il était naguère de tradition de dire que cette perfection technique n'avait eu qu'un temps et que le milieu du siècle marquait la fin des belles lithographies de Daumier. C'était bien mal regarder. Ce qui est vrai, c'est que les successeurs d'Aubert ayant de plus en plus négligé leurs tirages, les belles épreuves se font alors très rares.
Source : Gallica

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