Joseph Prudhomme

Définition et enjeux

L'album de l'exposition illustrée… (1867)

“ Joseph Prudhomme s'était affublé en garde national. Gavroche, grave comme un sapeur, étalait au vent d'énormes moustaches, poussées subitement sur sa lèvre narquoise. De loin en loin passaient des ouvriers en bourgeois, des bébés en Benoîton, des vieillards en jeunes hommes, et des vieilles femmes en palette-Delacroix. Il y avait aussi de filous déguisés en honnêtes gens, et d'honnêtes gens faits comme des voleurs. ”
Source : Gallica

Portrait de Yves Guyot Yves Guyot,  Les lieux communs : précédés de l'histoire d'un petit chapitre… (1874)

“ Il les a précisées, formulées, ressassées : et tout bon Joseph Prudhomme se contemplant dans cet homme, y reconnaissant ses lunettes, son nez, son menton, ses paroles, d'ouvrir des yeux ronds, de s'extasier et de s'écrier : — Quel homme, quel homme! Quel bon sens! C'est M. de la Palisse.
Quel homme ! Ce n'est pas assez, ô Joseph Prudhomme, c'est ton Dieu, car c'est ta personnification !
Voulez-vous être un homme sérieux? Ne pensez à rien et dites des lieux communs.
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Si le lieu commun a une telle puissance, rien de plus terrible que de s'attaquer a lui. C'est Protée.
”
Source : Gallica

Georges Veyrat,  La caricature à travers les siècles (1895)

“ « Il faudrait, dit M. A. Dayot, un volume pour étudier dans ses multiples manifestations ce talent si complexe, si fin et si délié, fait à la fois d'ironie mordante, de gaîté gauloise et d'impitoyable observation. »
Sa création maîtresse, tant au théâtre que dans la caricature, est ce Joseph Prudhomme auquel il a prêté les aphorismes prétentieux et vides des bourgeois de son temps.
« Otez l'homme de la société, fait-il dire à un de ses a types », vous l'isolez. »
”
Source : Gallica

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