Résumé

De Rougemont Le Courrier de la malle ou Monsieur Prudhomme en voyage

Le courrier attendra bien quelques minutes.
Le postillon.
Non, non ; c’est monsieur Bernadet : il n’arrête jamais, celui-là. Si c’était le père Duchemin, je ne dis pas.
Jacqueline, au garçon d’auberge.
Bastien, du vin ! (Il sort ; au postillon.) Je ne l’aime pas, moi, votre monsieur Duchemin... Un homme qu’a le front d’avoir une femme à Lyon, une autre à Paris, et qui embrasse encore toutes les filles d’auberge.
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De Rougemont Le Courrier de la malle ou Monsieur Prudhomme en voyage

Jacolin
On est toujours beau quand on aime et quand on a fait sa barbe...
Madame Duchemin
Le canut a bien son mérite sous tous les rapports... je ne dis pas...
Jacolin
Et moi je dis, belle Duchemin !
AIR : Déjà la trompette sonne (Hussard de Felsheim) Travaillant avec courage, La navette est not’gagn’pain ; Nous acceptons de l’ouvrage, Mais nous n’tendons pas la main. Conscrit sous la capot’grise, Ou canut intelligent, Nous n’avons qu’une devise Sur l’métier, au régiment : Vivre, vivre en travaillant, Ou mourir en combattant !
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De Rougemont Le Courrier de la malle ou Monsieur Prudhomme en voyage

Désirée, François
François, se disposant à sortir, en portant des paquets, à Désirée qui entre.
Tiens, c’est vous, mam’zelle Désirée ? Vous cherchez votre homme, la petite mère ?
Désirée
Mon homme ! mon homme !
François
Eh bien ! Oui, le père Duchemin... le courrier de Lyon... Il était, n’y a qu’un instant, dans la cour de la poste ; faut croire qu’il sera monté à la division du départ, ou bien qu’il est au café du coin.
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