Résumé

Paul Hugounet La poste des califes et la poste du shah… (1885)

La Perse ne saurait, cependant, caresser la pensée de
l'étranger ce vaillant pays appelé déjà sous Napoléon Ier la France d'Asie. La faveur accordée à l'administration des Postes persanes et les distinctions conférées à son directeur infatigable, M. Riederer, prouvent en outre que si le Shah appréciait les facilités ainsi offertes aux relations industrielles de son empire, il se souvenait aussi et surtout de la dernière parole du calife Mansour à son fils : « Sois l'ami de ton maître de poste, car c'est par lui qu'on saura que grande est ta puissance et qu'obéis sont tes commandements. »
Source : Gallica

Paul Hugounet La poste des califes et la poste du shah… (1885)

Pendant ce temps, le tschapar (courrier de la poste) court ventre à terre, faisant jaillir l'étincelle du sol, ne portant avec lui d'autre bagage que son sac à dépêches, sa pipe et le tapis qui lui sert de lit. Il vole de relais en relais, passe fleuves et montagnes, gravit, pour abréger sa route, les sentiers les plus escarpés où nul autre que lui n'oserait se risquer, et franchit de la sorte en vingt-quatre heures une route que les messagers mettent huit jours à parcourir.
Source : Gallica

Paul Hugounet La poste des califes et la poste du shah… (1885)

Si du nord de l'empire nous passons au sud, nous ne trouvons en revanche aucun projet pour relier le Kerman ou le Mekran aux chemins de fer que les Anglais construisent à travers l'Inde, le Beloutchistan et l'Afghanistan, d'Haiderabad à Schikacpur, Haruaï et Candahar. Il ne faut point de plus se dissimuler que les hautes chaînes montagneuses qui sillonnent la Perse et l'altitude de sa capitale nécessiteront des travaux d'art difficiles et coûteux. Tout n'est du reste pas fini en matière de voirie, et il faut avoir la route avant que de songer au chemin de fer.
Source : Gallica

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