Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp L’Administration et l’Hôtel des Postes

L’hôtel des postes de Paris est presqu’un bouge, une superposition de cabanons reliés par des échelles; quand une fois on l’a parcouru en détail, il est difficile de comprendre qu’un service quelconque puisse s’y faire, et l’on voit avec stupéfaction qu’il faut, à force d’intelligence et de bonne volonté, suppléer à tout ce qui lui manque. C’est une honte pour le Paris monumental qu’on nous a fait et que j’admire, quoique ce ne soit pas la mode.
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Pour un homme civilisé accoutumé à l’admirable rapidité des postes de Paris, rien n’est plus singulier que ces restes encore vivans des civilisations éteintes et remplacées depuis longtemps. Cette institution, si simple qu’aujourd’hui elle nous paraît naturelle, a été longtemps à s’imposer au monde ancien, et Rome, malgré son incontestable supériorité sur les nations d’autrefois, n’a réellement connu les postes que sous le règne d’Auguste.
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IV. On a comparé le cœur à une pompe aspirante et foulante; on peut dire la même chose de l’hôtel central des postes : il attire sans cesse à lui les correspondances, et les refoule pour les distribuer dans toutes les directions. Paris est moralement le centre de la France, c’est de là que la vie s’élance, c’est là qu’elle revient; c’est plus qu’une capitale, c’est un monde, et bien des états n’ont point un mouvement postal semblable à celui de cette seule ville.
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