Résumé

C. Lavollée Négociations de la France avec l’Allemagne

Au lendemain de cette guerre funeste, dans laquelle toutes les passions comme toutes les forces de l’Allemagne se sont levées contre nous, alors que l’Allemagne est encore toute fière de nous avoir sans alliés rendu le coup d’Iéna, la France n’a point à compter sur la générosité du vainqueur, et d’ailleurs elle ne demande pas qu’il lui soit fait merci. Le penser, ce serait illusion et faiblesse d’âme. La seule chose que nous devions attendre de l’Allemagne, c’est qu’elle suivra son intérêt, rien que son intérêt.
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C. Lavollée Négociations de la France avec l’Allemagne

Peu de mots suffiront au sujet de la garantie politique. Lors même que l’Allemagne aurait quelque inquiétude sur notre situation intérieure et que le caractère provisoire de notre gouvernement lui inspirerait une certaine défiance, elle doit voir que sa créance n’a jamais été mise en question, qu’elle est reconnue par tous les partis, et que sous aucun régime elle ne serait en péril. Que lui faut-il de plus ? Avec les forces dont elle dispose, quel besoin a-t-elle d’occuper quelques morceaux de terre pour défendre un droit que personne ne conteste ?
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C. Lavollée Négociations de la France avec l’Allemagne

Négociations compliquées, et surtout bien douloureuses, qui touchent aux questions les plus difficiles du droit des gens et qui exigent de la part de la diplomatie française tous les efforts et toutes les résignations du patriotisme. Il s’agit de traités que, dans le langage politique, on appelle des traités de paix : au fond, c’est la lutte qui se poursuit sur un autre terrain, l’Allemagne cherchant à pousser jusqu’au bout les conséquences de sa victoire, la France se débattant sous l’étreinte de sa défaite d’un jour et pouvant encore se défendre à force de patience, de sagesse et de dignité.
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