Résumé

Louis Lacroix Une Grande figure française, Jean Veber (1929)

Aussi malgré le sujet neuf et hardi de « la Guinguette », il n'y a là aucun éparpillement, aucun flottement, aucune confusion.
Chaque groupe est ordonné et se balance avec une netteté et une souplesse qui n'excluent ni le sens du mouvement ni surtout l'expression de la vie. Tout cela remue, grouille, s'agite. Et bien qu'il n'y ait pas un seul des personnages qui ne nous invite à la gaîté, en peut dire que pas un seul n'est caricatural. Jean Veber n'a pas eu besoin de déformer un trait quelconque pour faire apparaître la puissance de rire que renferme physiquement chacun de nous.
Source : Gallica

Louis Lacroix Une Grande figure française, Jean Veber (1929)

Toute la bonté de l'artiste se révèle en ces planches populaires qui compteront dans l'histoire de la lithographie française. La mise en scène y est plaisante, le dessin souple et onctueux, la couleur nuancée et discrète. Quand on les a vues, il est impossible de les oublier. L'esprit, l'observation, le trait y atteignent à une véritable grandeur. La chose la plus banale y devient vraiment extraordinaire, tout en restant ce qu'elle est. Il n'y a que Daumier qui ait élevé à ce style certains types populaires.
Source : Gallica

Louis Lacroix Une Grande figure française, Jean Veber (1929)

La scène se passe dans une des forêts qui avoisinent Paris et qui sont si chères à Mme Veber. Au crépuscule, une princesse, toute menue sous un merveilleux manteau de cour, regarde, en joignant les mains dans un geste d'étonnement, un groupe de gnomes qui viennent à elle et qui la regardent avec non moins de curiosité. La princesse, c'est Mme Veber et le petit page qui la suit n'est autre que son fils Claude. Le peintre a enrichi cette toile de ses plus beaux dons de coloriste et déjà son génie s'y affirme tout entier.
Source : Gallica

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