Henry Jouin

Résumé

Henry Jouin Jean Gigoux

J’en appelle aux amis de Gigoux. L’art, comme les lettres, a ses classiques. La peinture a ses dieux. Ce sont eux que l’on doit mettre à proximité de l’œil et de la main, si vraiment on est soi-même épris du divin. L’homme de pensée qui aspire à être créateur ne veut voir dans les choses créées que celles qui se rapprochent de l’infini. La nature ne se révèle complètement à nous que quand nous l’observons des sommets. Seuls, les grands maîtres murmurent à l’âme du peintre l’éternel Excelsior.
Source : Wikisource

Henry Jouin Jean Gigoux

Ces réflexions naissaient d’elles-mêmes chez ceux qui entendaient Gigoux parler de la vie, cette coupe dont le vin n’a jamais rien perdu de sa force entre ses mains. « La vie est si belle pour qui sait l’employer, disait-il un jour devant nous, qu’il faut plaindre ceux qui ne jouissent pas d’un pareil trésor dans l’honneur et le travail. Quoi de comparable à la nature qui se déroule sous nos yeux ? » Longus, également épris de la nature, avait dit dans sa langue dorée : « Jamais ne fut rien ni ne sera qui se puisse tenir d’aimer, tant qu’il y aura beauté au monde et que les yeux regarderont. »
Source : Wikisource

Henry Jouin Jean Gigoux

Vous ne vous occupez pas assez de la couleur, dit Gros à ses élèves. Messieurs, tout l’art du peintre est dans la couleur et le dessin. Le dessin, c’est l’ossature ; la couleur, c’est la poésie, le charme, la lumière, la vie. Il n’y a pas d’œuvre durable sans la vie. Au cours de mes promenades à travers Paris, je rencontre aux vitrines des marchands des aquarelles et des tableaux ruisselants de lumière. Allez voir cela, étudiez cela, étudiez cela, Messieurs. C’est superbe. Ces œuvres sont signées Bodington, Bonington, je ne sais au juste ; mais, quel qu’il soit, ce peintre est un maître !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature