Résumé

Ch. Latoison Duval Eugène Delacroix et Hippolyte Flandrin… (1864)

Le pinceau de Delacroix n'est jamais tombé dans la licence ; son talent est ardent comme l'était son humeur, mais il est chaste toujours, et c'est toujours avec une sérieuse gravité qu'il met en scène de grandes passions.
Et enfin, quant à H. Flandrin, ce qu'il y a de plus beau peut-être encore chez lui que son œuvre, c'est lui-même, lui, homme et artiste, harmonieuse dualité dont cette œuvre si justement admirée restera l'aimable et touchant reflet.
Source : Gallica

Ch. Latoison Duval Eugène Delacroix et Hippolyte Flandrin… (1864)

Avant Flandrin, avant Delacroix, c'était Horace Vernet succombant en pleine intelligence, c'était Decamps, c'était Simart, tués par accident, autant d'hommes d'élite qu'elle a pris trop tôt. Ah! aimons-les bien, nos grands artistes, entourons-les de toutes nos sympathies; ils sont une portion glorieuse du pays. Tantôt flamme ou étoile, tantôt fidèle reflet des intelligences élevées ou de la pensée dominante de leur époque, ils aident puissamment à toute civilisation, et eux partis pour l'éternité, leur souvenir leur survit, il se perpétue avec honneur dans leurs ouvrages.
Source : Gallica

Ch. Latoison Duval Eugène Delacroix et Hippolyte Flandrin… (1864)

Oh ! poésie de l'art, on te sent partout, dans le nuage qui passe, le flot qui coule, l'air qui nous apporte un son, un parfum lointain, le chant de l'oiseau au printemps, la tristesse des brumes d'automne, le pan de mur ruiné d'où s'échappe une branche de lierre, le lever du soleil, les rayons empourprés du couchant, un regard, une belle forme, la tête blonde d'un enfant, un cri du cœur, la joie, la douleur, la vie, la mort, partout, de tous côtés, la poésie, sous mille formes, enveloppe l'existence, la plus humble même, et s'exhale de nous-mêmes en accents singuliers.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature