Résumé

Madeleine Levinger Félix Trutat : avec 20 planches hors texte en héliogravure (1932)

Rien de jeune dans cette physionomie maigre aux pommettes saillantes, couronnée d'une forêt de cheveux blonds qui sont ceux d'un homme malportant. Nulle coquetterie, nul artifice, il se montre tel qu'il est, sans autre souci que la vérité. Le fond de la toile est noir comme aussi, ses vêtements, l'éclairage semble venir de l'extérieur et il le reçoit en plein visage. Cette lumière vive , mais tendre vient également se poser sur le profil maternel, qui lui est merveillseusement expressif.
Source : Gallica

Madeleine Levinger Félix Trutat : avec 20 planches hors texte en héliogravure (1932)

Il y a quelque chose de maladroit dans l'inclinaison de la tête et les jambes sont trop longues par rapport au reste du corps. La draperie qui sert de fond, n'est pas assez étoffée et son ton bleu n'est pas très heureux. La bande de tissu blanc et jaune qui va de la hanche droite à la cuisse gauche nous paraît tout à fait inutile dans ce nu qui n'a rien d'impudique. Cette peinture sombre et ferme rappelle Géricault ; le bras gauche relevé derrière la tête fait songer à ce que fera Degas plus tard. Mais là, comme toujours, Trutat, fait ce qu'il voit serrant la nature de très près.
Source : Gallica

Madeleine Levinger Félix Trutat : avec 20 planches hors texte en héliogravure (1932)

Rien n'est si difficile à
peindre qu'un corps nu dans ces proportions et on ne saurait trop louer celui-ci dont la chair lisse et vibrante est si lumineusement éclairée. Ces nus, auxquels il n'y a pour ainsi dire rien à reprendre sont incontestablement l'œuvre d'un très grand artiste qui se souvient peut-être des Vénus vénitiennes qui sont au Louvre, peut-être aussi à la « Femme endormie » de Joseph Heinz, qui est une réelle imitation du Titien et qu'il avait dû voir à Dijon où elle avait été envoyée par le Gouvernement avant 1814. Mais Trutat sut faire là quelque chose de très personnel.
Source : Gallica

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