Jean Gigoux

Définition et enjeux

Henry Jouin Jean Gigoux

Voilà ce qu’avait deviné, avant que Jules Janin l’eût écrit, la mère de Gigoux. Aussi lorsque le peintre parlait de sa mère, pour laquelle il professa toujours la vénération la plus profonde, les expressions lui manquaient, et volontiers il citait le mot heureux de son compatriote Victor Hugo : « Ma mère... était ma mère ! »
A peine adolescent, le fils du forgeron se recueillit et décida qu’il serait peintre. Le voisinage d’une artiste qui a joui plus tard d’une assez grande réputation, Mlle de Fauveau, a certainement aidé Jean Gigoux à caresser son rêve avec plus d’ardeur.
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Henry Jouin Jean Gigoux

Gigoux, mis tout à coup en face d’une peinture désordonnée, hardie jusqu’à la crudité, avec des empâtements d’une exagération fantastique, eut la révélation de ce que peut l’artiste en face de sa toile. Cette licence d’un peintre inhabile faisait naître dans l’âme de Gigoux un vague sentiment de la force que porte en elle la liberté.
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Henry Jouin Jean Gigoux

L’homme d’art, gardien de la tradition, hardi et sincère dans l’effort personnel dont il fait preuve, donne un exemple salutaire. Et si, par ailleurs, de lui-même, dans l’élan spontané d’une nature généreuse, il s’approche, les mains ouvertes, de quiconque travaille et s’applique à l’étude des grands ancêtres, ainsi quel Gigoux l’a fait envers ce jeune copiste de Ribera, dont nous a parlé M. Bonnat, cet homme bien inspiré n’est pas seulement un exemple, il est un stimulant et un appui. Notre peintre n’a pas pris rang parmi les plus illustres.
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