Paul de Lapparent

Résumé

Paul de Lapparent Toulouse-Lautrec (1927)

Lorsqu'après avoir attentivement regardé des tableaux de Lautrec, on pénètre dans un restaurant pu un établissement de thé, en un lieu, enfin, tel qu'il les aimait, où le monde s'entasse ; lorsqu'on examine la foule bigarrée et les serveuses dont les tabliers blancs à bretelles barrent les robes noires, on est tout surpris de ne pas trouver la nature plus corsée que les tableaux. Faut-il que l'impression faite sur le peintre par ces sortes de spectacles ait été vive, pour que le reflet qu'il nous en a laissé dans ses œuvres nous frappe avec tant de force !
Source : Gallica

Paul de Lapparent Toulouse-Lautrec (1927)

La peinture d'après nature a cependant des accents de sincérité que le travail à l'atelier ne donne pas. Mais la boîte de couleurs, le chevalet, la toile, tout ce lourd appareil qu'il faut porter, en fatiguant le peintre avant la séance, le découragent. Parce que le métier lui est pénible, la nature lui paraît moins belle.
Si, au contraire, d'après un croquis sommaire fait sur une petite feuille de son carnet, il peut retrouver le souvenir de tous les éléments d'un paysage, d'une scène quelconque,
comme il se sentira léger dans ses promenades à la recherche du tableau !
Source : Gallica

Paul de Lapparent Toulouse-Lautrec (1927)

Il va bientôt comprendre que, si l'habitude du dessin est excellente pour la formation du peintre, le dessin parfait est un dessous détestable pour la peinture ; que, le dessin terminé, le tableau est fait ; que le mettre en couleurs ensuite, c'est-à-dire frotter de la couleur entre des lignes invariablement arrêtées est pour un peintre une occupation insupportable ; et qu'il est très difficile de ne pas perdre le dessin sous la pâte, ou de bien conduire celle-ci, en vue du modelé, avec la préoccupation de conserver ce dessin si précieux, qui a donné déjà tant de mal.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature