Armand Fourreau

Les Clouet (1929)

Résumé

Armand Fourreau,  Les Clouet (1929)

“ Tous les dessins que je viens de passer trop rapidement en revue sont des dessins de peintre, d'un peintre qui modèle dans l'atmosphère, dans la lumière, qui voit grand et large et qui, d'une aile puissante, nous emporte toujours vers ce qu'il y a de plus universel, de plus caractéristique, de plus humain.
Aussi peut-on dire sans exagération du vieux Janet qu'il a créé avec son pinceau, mais surtout avec son crayon, une humanité très moderne, aussi profonde, mais moins appuyée et moins tourmentée que celle de Dürer, plus souriante et peutêtre plus générale et plus sereine que celle d'Holbein.
”
Source : Gallica

Armand Fourreau,  Les Clouet (1929)

“ Cependant, pour n'être pas aussi altier, il n'est que juste de
le reconnaître, l'art analytique de François Clouet, dont le vérisme délicat mais profond annonce le brillant réalisme de cet autre art d'analyse de nos spirituels portraitistes du XVIIIe siècle, nous charme et nous émeut de la même manière que le très pur lyrisme poétique d'un du Bellay et d'un Ronsard ou que le jeune langage musical, d'une verdeur non moins savoureuse, d'un Clément Jannequin ou d'un Claude le Jeune, pareillement et combien délicieusement révélateurs eux aussi de notre esprit et de notre sensibilité modernes.
”
Source : Gallica

Armand Fourreau,  Les Clouet (1929)

“ Ainsi ces charmants dessins, que j'ai choisis comme exemples typiques, montrent bien ce qu'était en ce temps l'art du second des Clouet : un art délicat et clair que rien ne vient alourdir ni obscurcir, qui emprunte à la ligne tout son pouvoir de suggestion et à ses caprices tout son charme, un art dont notre école n'offrira désormais d'exemples aussi originaux, aussi décisifs, que trois siècles plus tard sous le crayon volontaire et passionné mais toujours lucide d'Ingres. ”
Source : Gallica

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