Résumé

Pierre Rouby Recherches expérimentales sur l'action des préparations opiacées dans l'intoxication mercurielle (1899)

On sait que lorsque l’on étudie les doses toxiques d’une substance, c’est-à-dire la dose capable de tuer 1 kilogramme de matière vivante, on peut observer : 1° une intoxication aiguë, c’est-à-dire l’intoxication qui amène la mort la plus rapide de l’animal pour une forte dose de substance toxique; 2° une intoxication subaiguë, c’est-à-dire n’amenant la mort que beaucoup plus lentement
Source : Gallica

Pierre Rouby Recherches expérimentales sur l'action des préparations opiacées dans l'intoxication mercurielle (1899)

En résumé, nous sommes en présence d’un fait indéniable : l’action corrective de la morphine à l'égard du mercure. Mais quant à la manière dont l’alcaloïde agit, nous ne savons rien. D’une part, l’examen histologique des foies et des reins ne nous a rien donné. Tantôt nous trouvions des lésions, tantôt nous n’en trouvions point. Gela dépendait du rapport qui existait au moment de l’expérience entre la dose de Hg, la dose de morphine et l’accoutumance que le sujet avait de l’alcaloïde à ce moment.
Source : Gallica

Pierre Rouby Recherches expérimentales sur l'action des préparations opiacées dans l'intoxication mercurielle (1899)

L’effet produit serait une toxicité plus grande par arrêt de l’élimination biliaire. Mais au contraire on doit peu à peu habituer l’organisme à des doses croissantes de morphine qui, une fois bien tolérées, permettront l’administration de fortes doses de mercuriaux.
IV. Même lorsque la morphine n’empêche pas l’intoxication, on n’observe jamais d’ulcérations buccales par son emploi associé à celui de préparations mercurielles.
Source : Gallica

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