Chlorhydrate de morphine

Définition et enjeux

Pierre Rouby,  Recherches expérimentales sur l'action des préparations opiacées dans l'intoxication mercurielle (1899)

“ On voit par ces expériences que pour obtenir tout l’effet correctif de la morphine, il faut que l’économie y soit habituée, que la morphine n’agisse presque plus pour son propre compte sur le foie. En effet, on voit dans l’expérience XXII une dose de 0,02 de HgCl 2 associé à 0,02 de chlorhydrate de morphine amener une mort plus rapide que dans l’expérience II.
Dans la première, la mort est arrivée le surlendemain de l’injection, tandis que dans la seconde la mort n’était
arrivée que trois jours après, avec une dose de morphine de 0,005.
”
Source : Gallica

Paul Sapiens,  L'hygiène dans la famille (1890)

“ Pour arriver à ces beaux résultats, « le morphiomane, dit le docteur Monin, a souvent pris progressivement des doses incroyables de son poison. La dose normale du chlorhydrate de morphine est d'un centigramme au plus ; eh bien, il n'est pas rare de voir un morphiomane répéter dans une journée cent fois cette dose. Le docteur Rochard a rapporté au congrès de la Rochelle le fait d'une jeune femme, parvenue, dit-il, à une certaine célébrité, et qui, tous les jours s'administre 5 grammes de morphine en injections. » ”
Source : Gallica

Alphonse Chevallier,  Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires… (1850-1852)

“ Le chlorhydrate ou hydrochlorate de morphine est un sel blanc, cristallisé en aiguilles prismatiques ou en cristaux penniformes, d'un éclat soyeux, d'une saveur fort amère; il est inaltérable à l'air, très-soluble dans l'alcool, soluble dans l'eau, plus à chaud qu'à froid.
USAGES. — Le chlorhydrate de morphine est employé en médecine; on l'administre sous forme de sirop.
”
Source : Gallica

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