Morphinomane

Définition et enjeux

Jean Fauconney,  Les morphinomanes et les fumeurs d'opium… (1903)

“ Mais c'est surtout lorsqu'il éprouve de la difficulté à se procurer de la morphine que le morphinomane est menteur, il emploie alors les moyens les plus ingénieux pour arriver à son but et le mensonge n'a, pour lui, rien qui l'effraye, pas plus, du reste, que tout autre moyen qui peut lui aider à obtenir ses drogues. Le morphinomane est un dissimulateur de première force. ”
Source : Gallica

Joseph-Marie-Alfred Beni-Barde,  Manuel médical d'hydrothérapie… (1894)

“ Mais, au point de vue clinique, chez les deux types, les symptômes sont les mêmes, ils sont tous les deux des intoxiqués. Si le morphine n'est pas toujours un véritable morphinomane, en revanche le morphinomane est toujours un morphine. L'organisme arrive, par l'habitude, à tolérer des quantités considérables de morphine et le danger de ce poison, en dehors des troubles divers qu'il produit et le délabrement dans lequel il plonge l'économie, c'est que, pour le morphine, il est un véritable tonique. ”
Source : Gallica

René Schwaeblé,  L’Amour à passions

“ Le morphinomane n’est plus son maître, il ne jouit plus du libre-arbitre, il est l’esclave de la morphine ; il abrège courses, visites, travaux, ayant hâte de rentrer chez lui où sa maîtresse impatiente l’attend, il pense sans cesse à elle, n’appartient qu’à elle, ne dépend que d’elle. L’engourdissement par la morphine diffère sensiblement de l’engourdissement par l’éther : il s’empare plus rapidement du corps et de l’esprit, descend entre eux et le monde un rideau, un brouillard qui trouble les choses, les efface, qui étouffe les bruits, les tire du lointain. ”
Source : Wikisource

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