Résumé

Jean Fauconney Les morphinomanes et les fumeurs d'opium… (1903)

Chez la femme, dit le professeur Bail, la morphine détermine une semi-anesthésie voluptueuse qui la fait rêver des scènes plus délicieuses encore que la réalité ; c'est surtout dans les combinaisons galantes si fréquentes à Paris qu'on recherche la morphine pour l'ivresse qu'elle prête à des plaisirs factices. Il y a même à Paris des clubs de morphinomanes, les hommes y sont reçus, mais non recherchés, on peut se passer d'eux. C'est dans le secret de ces orgies féminines qu'on trouve l'explication de cette fureur à presque toutes les morphinomanes de faire du prosélytisme.
Source : Gallica

Jean Fauconney Les morphinomanes et les fumeurs d'opium… (1903)

« En Europe la pratique du fumage de l'opium est très rare, on rencontre plutôt des mangeurs d'opium qui y cherchent une excitation physique et psychique comme dans la morphine. »
Quand l'habitué dépasse sa dose ordinaire d'opium, on voit souvent éclater les phénomènes d'un narcotisme aigu qui dure quelques jours, d'autres fois il dégénère en délire furieux ; c'est pour cette raison qu'à Java on place à la porte des fumeries des hommes armés, chargés de tuer comme un chien tout fumeur qui tenterait de sortir de
ces repaires pour se livrer à des actes de violence.
Source : Gallica

Jean Fauconney Les morphinomanes et les fumeurs d'opium… (1903)

Le docteur ne se tint pas pour battu, il vint aussitôt s'installer dans le voisinage du couvent et essaya de faire tenir des lettres à sa maîtresse, mais sans pouvoir y parvenir.
D'un autre côté, la femme du docteur était au courant, depuis longtemps déjà, de la liaison de son mari avec la femme du pharmacien. La pauvre femme, dans un accès d'amour conjugal, souffrait des infidélités du docteur qui, atteint de morphinomanie, était en proie à des scènes de désespoir terribles. C'était elle qui s'efforçait
de consoler le médecin de l'absence de sa maîtresse !
Source : Gallica

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