Jean Fauconney, Les morphinomanes et les fumeurs d'opium… (1903)
“ Chez la femme, dit le professeur Bail, la morphine détermine une semi-anesthésie voluptueuse qui la fait rêver des scènes plus délicieuses encore que la réalité ; c'est surtout dans les combinaisons galantes si fréquentes à Paris qu'on recherche la morphine pour l'ivresse qu'elle prête à des plaisirs factices. Il y a même à Paris des clubs de morphinomanes, les hommes y sont reçus, mais non recherchés, on peut se passer d'eux. C'est dans le secret de ces orgies féminines qu'on trouve l'explication de cette fureur à presque toutes les morphinomanes de faire du prosélytisme. ”
