Résumé

André Noirot Les Troubles génitaux dans la morphinomanie (1902)

Influence de la morphinomanie sur la grossesse et l’accouchement
D’après ce qu’on vient de voir sur les troubles génitaux, physiologiques et anatomiques du morphinisme chronique, il est évident que, dans la plupart des cas, la grossesse sera entravée, par un mécanisme ou par un autre. Cependant, l’aménorrhée n’implique pas toujours l’absence de grossesse, car, nous l’avons déjà vu, elle peut dépendre d’une tout autre cause que d’un arrêt de la sécrétion ovulaire.
Source : Gallica

André Noirot Les Troubles génitaux dans la morphinomanie (1902)

CONCLUSIONS
1° La morphinomanie exerce sur le sens génital une courte excitation, puis une action dépressive durable ;
2° L’aménorrhée est un des symptômes les plus constants de morphinisme chronique. Le retour des règles est un élément de pronostic des plus importants à constater pour la guérison ;
3° La grossesse peut être influencée de diverses façons; suivant les cas on constatera, soit l’avortement, soit un retard dans l’accouchement. La suppression brusque de morphine cause très souvent l’avortement *
Source : Gallica

André Noirot Les Troubles génitaux dans la morphinomanie (1902)

Chez la femme, nous allons voir, en étudiant les troubles de la menstruation, quelles sont les altérations anatomiques qui peuvent accompagner ces troubles.
Mais, quand le poison a été supprimé, les organes génitaux qui, tant que l’intoxication subsistait, étaient, pour ainsi dire, en état d’hibernation, se réveillent. L’instinct génésique reparaît, souvent même avec une intensité extrême : c’est là un signe de guérison des plus importants à constater.
ACTION DE LA MORPHINOMANIE SUR LA MENSTRUATION
Source : Gallica

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